Devenir retraité impose d’accepter une baisse de revenus par rapport à sa situation antérieure d’actif. Certes, le taux de remplacement varie selon les professions, les profils de carrière… mais la tendance est la même pour tous ! Les Français gagnent 30 à 60 % de moins à la retraite. Et mauvaise nouvelle pour les actifs, le taux de remplacement a tendance à diminuer…

Immobilier, un placement clef pour la retraite

Confronté à la baisse de ses revenus, le parfait comptable de ses finances personnelles aura deux réflexes s’il veut maintenir son train de vie. Et dans les deux cas, son placement fétiche – l’immobilier – lui apporte bien des solutions.

… pour moins dépenser

Réflexe numéro 1 : alléger ses charges. L’acquisition de la résidence principale correspond à cette logique, permettant d’économiser un loyer. Mais également à ne pas payer d’impôt sur ses plus-values : la résidence principale étant aujourd’hui le seul placement avec le livret A échappant à l’impôt et aux prélèvements sociaux (17,2 % en 2018). Gare toutefois à avoir fini de rembourser son crédit et à disposer d’un logement adapté à son besoin. Conserver la vieille maison familiale avec ses 5 chambres se justifie financièrement difficilement si les enfants ne viennent plus… L’économie peut alors se transformer en gouffre.

… pour gagner plus

Réflexe n°2 : accroître ses revenus. Cette fois, l’immobilier locatif est la carte à jouer. La pierre affiche un meilleur rendement que les placements financiers mais pour les gros patrimoines ou, plus simplement, les contribuables soumis à l’impôt sur le revenu, sa fiscalité est plus lourde. Logement neuf, logement ancien, pierre papier… les solutions sont nombreuses. Et les statuts fiscaux, aussi : revenus fonciers, régime réel, location meublée… Comme pour la résidence principale, l’opération peut avoir été financée par crédit mais, pour porter tous ses fruits, il faut cesser d’avoir remboursé son banquier à l’âge de la retraite.

L’immobilier, solution miracle ? Sûrement pas ! Car la retraite est un long parcours, pas forcément uniforme. Elle débute sur les chapeaux de roue, période riche d’envies, avant inexorablement de laisser place aux rhumatismes. La pierre révèle alors deux défauts majeurs : sa difficulté de gestion et d’entretien, mais aussi son absence de liquidité. Il ne faut pas alors hésiter à pratiquer les arbitrages nécessaires en redonnant une couleur plus financière à son patrimoine.

Jean-François Filliatre
Directeur éditorial de MarchesGagnants.com
Chroniqueur BFM Business