Perp. Derrière cet acronyme, se cache le plan d’épargne retraite populaire. Populaire peut-être pas car ce produit offre une intéressante déductibilité fiscale alors que plus d’un ménage sur deux n’est pas soumis à l’impôt sur le revenu dans notre pays.

Accessible assurément ! A la différence des contrats de retraite Madelin, réservés aux travailleurs non-salariés (indépendants et libéraux), des plans d’épargne pour la retraite collectifs (Perco) ouverts aux seuls salariés d’entreprises souscriptrices ou à Préfon-Retraite limité aux fonctionnaires et ex-agents publics, le Perp peut être souscrit par n’importe qui, y compris les inactifs (étudiants, parents au foyer, demandeurs d’emploi).

A condition d’avoir un objectif retraite clairement affirmé. La sortie se fait uniquement à l’âge légal de départ à la retraite (62 ans pour les personnes nées à partir de 1955), sauf quelques rares cas de déblocage anticipé (invalidité, surendettement, décès du conjoint marié ou du partenaire de Pacs…). Une différence de taille si l’on compare à l’assurance vie.

Pas d’obligation de versement

De surcroît, la sortie s’effectue en rente viagère. Le législateur a toutefois revu sa copie initiale : il est possible depuis 2011 dans certains plans, de récupérer 20% de l’épargne accumulée en capital au moment du départ à la retraite. Une sortie à 100% en capital est également autorisée si les fonds sont utilisés pour acquérir sa résidence principale à la retraite.

Avant de toucher à vie des revenus complémentaires, il convient évidemment de commencer à épargner. Bonne nouvelle, à la différence des contrats de retraite Madelin, il n’existe aucune obligation de versement. Côté gestion, plusieurs possibilités peuvent être proposées comme sur l’assurance vie multisupport : fonds en euros, unités de compte…

Plus de 30.000 euros par an de déductions fiscales

Après des débuts difficiles, le Perp recommence à avoir le vent en poupe. Témoignage de l’inquiétude des Français sur leur future retraite.
Il faut dire que les versements effectués sont déductibles des revenus imposables à hauteur de 10% du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) de l’année précédente ou, si la formule est plus avantageuse, de 10% des revenus professionnels de l’année précédente dans la limite de huit fois le Pass de l’année précédente, soit jusqu’à plus de 30.000 euros par an.

Mieux : le reliquat de l’enveloppe fiscale non utilisé peut être reporté les trois années suivantes. Enfin, il faut savoir que les déductions des cotisations des Perp ne font pas partie des « niches fiscales » plafonnées à 10.000 euros par an et qui sont octroyées pour l’emploi d’un salarié à domicile ou l’investissement dans un dispositif d’immobilier locatif du type Pinel.

Un PERP pour préparer sa retraite