La résidence principale est un placement plaisir. L’immobilier locatif, lui, est un simple placement. Avec pour objectif d’être le plus rentable possible avec le moins d’ennuis… Cas le plus fréquent : le bien est loué nu, c’est-à-dire vide. Pour établir le bail, l’investisseur doit respecter la loi de 1989 et supporter la fiscalité peu favorable des revenus fonciers. En revanche avec la location meublée, le cadre légal est plus souple, la rentabilité supérieure et la fiscalité plus avantageuse.

Loueur en meublé professionnel (LMP) ou non professionnel (LMNP), le contribuable est soumis à la fiscalité des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). A la clef, la possibilité de récupérer la TVA sur les logements neufs et la faculté d’amortir son bien. Traduction : tous les ans, il est possible de déduire une partie de son prix d’acquisition de ses revenus taxables… De quoi alléger voire annuler, avec l’aide des éventuels intérêts d’emprunts, l’imposition des loyers.

Une exonération peut aussi être accordée en termes d’impôt sur la fortune. Mais il faut être considéré comme loueur en meublé professionnel. Pour cela, il convient d’avoir plus de 23 000 euros de revenus « meublés » annuels et, surtout, qu’ils représentent plus de 50 % de vos revenus professionnels. Sans oublier de s’inscrire au registre du commerce et de sociétés.

Sur le papier, tout le monde peut faire du meublé, même si une autorisation préfectorale est requise dans les grandes villes pour passer du statut « nu » au « meublé ». Mais aujourd’hui, il est aussi possible de faire du meublé sans avoir à se soucier de la gestion. Comment ? En investissant dans des résidences de tourisme, résidences étudiantes ou autres établissements de santé (Ephad). L’épargnant achète alors un bien et en confie la gestion à un exploitant professionnel via un bail commercial de neuf ans. A charge pour ce dernier de trouver des clients et de payer des revenus à l’investisseur. Un conseil : outre les traditionnels critères de l’immobilier (essentiellement l’emplacement), il convient d’apporter une attention particulière au professionnalisme  et au sérieux de l’exploitant. Le client de l’investisseur, ce n’est pas le touriste, l’étudiant ou le malade… c’est l’exploitant.