Plébiscité par les épargnants pour leur garantie en capital, les fonds en euros de contrats d’assurance vie rapportaient 5,27 % en 2001. Aujourd’hui, leur rendement se limite à 2,54 % selon la Fédération Française des Sociétés d’assurance, Cette tendance baissière n’est pas prête de s’inverser. D’une part, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France et président de l’ACPR, le gendarme du monde de l’assurance, a ouvertement demandé aux compagnies, fin 2014, de limiter leur générosité pour être en mesure de faire face à tous les risques. D’autre part, la politique monétaire de la Banque Centrale européenne pèse sur le niveau de rendement des obligations, principal support financier utilisé dans les fonds en euros.

Dans cet environnement, une diversification sur les marchés financiers s’impose aux épargnants désireux d’améliorer leurs performances. En contrepartie d’une prise de risques. A chacun de la doser en fonction son profil. Exemple : fort d’un capital de 1 000 euros, un épargnant met 10% sur un marché actions via un fonds, et le solde sur le fonds en euros de son contrat d’assurance vie.

Un an plus tard, si les marchés se sont effondrés de 50%, la perte sera… limitée ! 3,2% de l’investissement global. Explication : les 900 euros sur le fonds en euros auront fait des « petits », s’établissant aux alentours de 918 euros tandis que la part risquée se sera établie à 50 euros (100 – 100 x 50 %). Trois pour cent de baisse, c’est peu ou prou le recul du marché immobilier en 2014, réputé sans risque.

A contrario, en cas de hausse de la Bourse de 50%, le capital progresse à 1 068 euros (918 + 100 + 100 x 50%). Le rendement annuel passe donc d’environ 2% à près de 7%. Une espérance de gain accrue pour un risque de perte contrôlé. Sachant qu’il est possible de réduire cette fourchette en optant pour une gestion diversifiée au lieu d’un support actions.

L’assurance vie, une cadre fiscal attractif

D’accord pour gagner plus mais comment éviter une fiscalité trop importante ? Sur un compte titre ordinaire, la fiscalité des placements a été alignée sur les revenus du travail. Certes, un abattement par durée de détention permet d’alléger la note.

Mais il est réservé aux seuls fonds d’actions. Impossible d’en profiter avec une gestion diversifiée. Autre possibilité : le plan d’épargne en actions. Une fois encore, la liste des supports éligibles est limitée : seuls les fonds d’actions européennes peuvent venir s’y loger. L’assurance vie remporte donc le match fiscal haut la main : l’assureur peut proposer comme unités de compte tous les supports de son choix pour aider les épargnants à diversifier leur patrimoine.

A la clef, outre les traditionnels avantages successoraux, une fiscalité très attractive des gains réalisés : une fois le contrat âgé de plus de huit ans, taxation au taux de 7,5% seulement et encore, après un abattement de 4 600 euros pour un célibataire et 9 200 euros pour un couple. Sachant qu’en assurance-vie, tout retrait se compose d’une part de capital – toujours exonéré – et d’une partie d’intérêts – seuls susceptibles d’être taxés.

L’assurance vie est bien la meilleure idée pour diversifier.