Sans doute en partie pour cette raison, de nombreux épargnants considèrent aujourd’hui l’épargne solidaire d’un œil bienveillant. Apparue en France au début des années 80, elle était qualifiée de marginale il n’y a pas si longtemps. Aujourd’hui,  plus d’un million de français a adopté l’épargne solidaire, ils étaient moins de 40 000 en 2003. De fait, dans un contexte économique et social difficile, la finance solidaire se porte plutôt bien. En 2014, l’encours représentait 6,8 milliards d’euros.

 

Le mécanisme solidaire

Donner du sens à son épargne, c’est une bonne définition de l’épargne solidaire. Une partie de l’épargne déposée, tout en fructifiant, contribue au soutien de projets à forte utilité sociale ou environnementale. Parmi eux, le soutien aux personnes fragiles ou en difficulté : l’accès au logement, la réinsertion de chômeurs longue durée ou d’anciens détenus encore. D’autres projets concernent des projets environnementaux, parmi lesquels l’énergie renouvelable.

C’est aussi un dispositif bénéfique pour l’épargnant : en reversant une partie des intérêts produits à un organisme solidaire, il bénéficie d’une  réduction d’impôts. Ce mécanisme solidaire concerne plutôt les livrets.

 

L’épargne solidaire et responsable

L’épargnant peut aussi choisir d’orienter son épargne vers l’assurance vie et notamment sur des fonds euros ou des unités de compte labellisées solidaires. Généralement, les unités de compte sont également estampillées « ISR », label attribué aux fonds d’Investissement Socialement Responsables dont la gestion prend en compte, de manière systématique, des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance. Grâce aux labels décernés à de nombreux produits solidaires, l’épargnant sait précisément où va son argent et à quel usage il est destiné.

 

Quelques chiffres évocateurs

En 2014, un encours de 6,8 milliards d’euros a permis la création ou la sauvegarde de 43 000 emplois dont 5 200 en situation d’exclusion du marché du travail ; il a également permis la création de 1 300 logements ou places d’hébergement (Epahd notamment) dont près de 5000 bénéficiaires ont pu profiter. L’encours a également permis d’injecter 1,14 milliard d’euros dans l’économie solidaire. Concrètement, cela signifie que l’épargne solidaire a financé 1 222 entreprises en 2014. Ces chiffres peuvent sembler modestes, mais ils ne cessent de croître : en dix ans, la finance solidaire a soutenu plus de 100 000 entreprises.

L’épargne solidaire ? Un mécanisme gagnant-gagnant.

Sources Finansol, Le Monde/argent