Vers une évolution de l’épargne et du financement ?

En parallèle, grâce aux outils numériques,  des alternatives financières se développent et séduisent un nombre croissant d’investisseurs et d’épargnants. Ce sont  les financements participatifs, les prêts pair à pair ou encore l’épargne solidaire,  les placements labellisés ISR…

En 2014, 152 millions d’euros collectés par les 46 plateformes françaises en activité (investissement en capital, dons ou prêts), soit plus du double du montant collecté en 2013.

  • les plateformes de prêts ont collecté 88,4 millions d’euros
  • les plateformes de dons ont recueilli 387,2 millions d’euros
  • les plateformes d’investissement ont recueilli 25,4 millions d’euros

Montants moyens des projets à financer :

  • 3000 € sur les plateformes de dons
  • 65 448 € sur les plateformes de prêts
  • 376 733 € sur les plateformes d’investissement

Les services financiers collaboratifs ont pour point commun de réduire le rôle d’intermédiaire de la banque au profit d’une relation directe entre investisseurs et particuliers.

  • Les plateformes de financement participatif  ou « crowdfunding ». Ce mécanisme permet de récolter des fonds auprès du grand public sous différentes formes (cf. ci-dessous), contre rémunération ou non,  pour financer un projet créatif ou entrepreneurial. Ces plateformes  pourraient se développer jusqu’à venir concurrencer les banques sur leur métier de prêts ou d’investissement au service des entreprises (TPE, PME). Côté investisseurs ou prêteurs, si l’acte de solidarité est une motivation première voire  l’intérêt même pour le projet, ils montrent une forte implication dans l’utilisation de leurs finances personnelles. Côté entrepreneurs et porteurs de projets, il s’agit d’éviter le système traditionnel bancaire et de bénéficier de conditions d’accès plus simples. Parmi les risques potentiels pour l’apporteur de fonds : la perte de tout ou d’une partie de l’investissement, voire le non remboursement de son prêt.
  • Il est donc conseillé de ne jamais tout miser sur un projet mais de répartir sa prise de risque sur plusieurs projets, en mixant investissement (Crowdequity) et prêts (Crowdlending).
  • Les placements labellisés ISR  : l’Investissement Socialement Responsable est l’application du développement durable aux placements financiers. C’est une forme de placement qui prend en compte des critères liés à l’Environnement, au Social et à la Gouvernance (on parle aussi de critères ESG) en complément des critères financiers classiques. En prenant mieux en compte les enjeux sociaux et humains, environnementaux mais aussi de gouvernance et de transparence, l’ISR permet de prévenir certains risques et de détecter de nouvelles opportunités de création de valeurs.

On note aujourd’hui un réel engouement pour l’investissement socialement responsable, qui doit son succès à sa crédibilité grandissante dans la communauté financière, à l’augmentation des investisseurs institutionnels et à une législation de plus en plus favorable.

 

(1) Source : Etude ObSoCo de  Janvier 2015 « l’Observatoire des Comportements Financiers émergents : les Français, l’argent et le numérique ».