Un accompagnement professionnel pour la réinsertion et la reconversion des femmes

Si la marginalisation de la vie active et l’éloignement du monde du travail sont des problématiques qui ne touchent évidemment pas uniquement les femmes, certaines initiatives s’attachent plus particulièrement à faciliter la réadaptation de ces dernières au marché de l’emploi. C’est par exemple le cas de Fleurs de Cocagne, un chantier d’insertion qui fait partie d’un réseau de 130 jardins en France. Les employées de ce site, situé à 35 kilomètres environ au sud de Paris, sont à 75% des femmes. Le travail de la terre, l’émerveillement face à la nature… on y cultive aussi la confiance en soi et la réappropriation d’un cadre de travail. Elles sont ainsi accompagnées dans des démarches de reconversion ou de retour à l’emploi, grâce à des contrats de travail d’une durée maximale de 4 mois, qui peuvent être renouvelés pour aller jusqu’à 2 ans.

Des fonds pour soutenir l’entrepreneuriat féminin

Les femmes sont à l’origine d’environ 40% des entreprises françaises. Ce chiffre est encourageant car il a augmenté de 10 points sur les dix dernières années. Cependant, la France n’est que le sixième pays où les femmes entreprennent le plus, derrière les Pays-Bas, le Danemark, l’Angleterre, l’Australie ou les États-Unis, où les entrepreneures frôlent les 50%. Par ailleurs, ces femmes sont confrontées à plus de problèmes de financement : 4,3% d’entre elles subissent des refus de crédit, versus 2,3% pour leurs homologues masculins.

On comprend ainsi aisément que l’épargne solidaire puisse se positionner comme un soutien financier d’initiatives féminines. C’est le cas par exemple du Club Local d’Epargne pour les Femmes qui Entreprennent (CLEFE), qui participe au financement de la création ou du développement d’une entreprise créée et gérée par une ou plusieurs femmes.

Rendre leur autonomie aux femmes qui en ont le plus besoin

A travers certains programmes internationaux, l’épargne solidaire agit directement pour l’autonomisation des femmes et participe activement à leur indépendance financière.

C’est par exemple le cas au Liban, où l’association Fair Trade Lebanon (FTL), finance, entre autres projets, des coopératives féminines. Ces fonds leur permettent de mieux s’équiper et se former, et in fine, les aident à atteindre leur but : l’indépendance financière.

Si cette association est libanaise, sa collaboration avec 29 coopératives a été rendue possible par un premier prêt de 200 000 € alloué en 2008 par la SIDI, une entreprise solidaire française destinée à financer des projets de développement dans les pays du Sud.

France Active, une association qui œuvre pour les entrepreneurs engagés

France Active a conçu, en partenariat avec la MAIF et leurs fonds d’épargne solidaire, le programme CAP Jeunes. Celui-ci soutient les entrepreneurs de moins de 26 ans à travers notamment une prime de 2000€ et de l’aide aux négociations bancaires. S’il vise aussi bien les femmes et les hommes, France Active se mobilise également particulièrement au profit des femmes entrepreneures à travers la vocation sociale des projets qu’elle soutient.