Pourquoi avoir accepté d’être l’égérie 2016 de l’épargne solidaire ?

Florence Didier-Lambert : Simplement : j’ai été contactée et j’ai accepté. Pour aider.

Avez-vous un lien particulier avec la finance ?

Florence Didier-Lambert : Certes, mon père, Didier Lambert, a fondé la Vie Française, un journal financier, après la seconde guerre mondiale. Malheureusement, il est décédé dès mon plus jeune âge. Mes activités professionnelles sont, elles, très loin de la finance. J’enseigne la danse dans les conservatoires de la Ville de Paris. Et je viens de créer une structure d’édition, les Éditions Rue Saint Ambroise. Mes problématiques financières sont celles de tout un chacun : comment placer mes économies ?

On dit souvent d’une personne qui n’a pas les pieds sur terre, c’est un artiste. La finance solidaire est-elle un placement « artiste » ?

Florence Didier-Lambert : Bien au contraire ! Plutôt que de vous embarquer dans les formules de mathématicien soi-disant génial, loin du concret, la finance solidaire vous permet de savoir où va votre épargne. Nous abandonnons la finance virtuelle pour être de plain-pied dans l’économie réelle. Vous êtes responsable d’une partie pour le tout : la planète, les autres populations…

Quels placements solidaires avez-vous fait ?

Florence Didier-Lambert : De nombreux ! D’abord, un livret où une partie des intérêts est reversée au « Doigts qui rêvent », une association qui fabrique des livres éducatifs pour enfants non-voyants. Mon assurance vie est aussi solidaire avec pour mission le développement de l’emploi. J’ai aussi réalisé des investissements de proximité, pour financer des établissements pour personnes âgées.

Vous n’êtes pas financière mais, au vu de vos propos, assurément avertie…

Florence Didier-Lambert : Utilisatrice, soucieuse d’être utile mais aussi de comprendre. Vous savez, l’économie solidaire n’est pas une charité. C’est un système économique, certes différent du système classique, mais un réel système économique.

Que penserait votre père de votre gestion patrimoniale ?

Florence Didier-Lambert : Il m’approuverait !

Propos recueillis par Jean-François FILLIATRE
Chroniqueur BFM Business.