C’est l’une des deux galaxies de l’univers des placements : le court terme. Certes, elle est composée de multiples formules, mais se révèle moins nébuleuse que la galaxie moyen/long terme ! La raison ? Des produits plus simples et, surtout, d’innombrables caractéristiques communes. Très appréciés des épargnants, les placements de court terme offrent une garantie en capital – sauf en cas de défaillance de l’établissement financier – et une liquidité totale. Au sens actuel du terme. Car les établissements ne croulant plus sous les billets, il faut parfois attendre jusqu’à 72 heures pour pouvoir retirer une grosse somme en liquide. Description des livrets les plus en vue, susceptibles d’être proposés par les établissements financiers disposant d’une licence bancaire…

Le Livret A. la planète de référence.

Les taux des autres livrets gravitent autour du sien. D’après la réglementation, le rendement du Livret A est fixé en fonction du niveau des taux de marché et de l’inflation. Mais il est possible de déroger à la règle. Tel est le cas actuellement – à la hausse – avec un taux de 0,75 % depuis le 1er août 2015. Une performance nette de frais, d’impôts et de prélèvements sociaux.

Adultes et enfants mineurs peuvent détenir un livret A. Mais pas plus d’un par personne, comme pour tous les produits réglementés (Livret de développement durable, Livret d’épargne populaire, Livret jeunes, Compte épargne logement, Plan d’épargne logement). Le plafond du Livret A est fixé à 22 950 euros. Traduction pratique : aucun versement ne doit faire franchir le seuil. En revanche, le paiement des intérêts annuels permet de le dépasser. Par ricochet, aucun versement n’est alors autorisé…

Le Livret de développement durable (LDD) : un petit livret A

Avant-hier, on l’appelait le Codevi ! Désormais, c’est un petit livret A géré exactement de la même façon. Avec exactement le même taux et la même absence de fiscalité. Seules deux différences de taille : il est réservé aux majeurs et son plafond se limite à 12 000 euros. Régulièrement, la fusion du Livret A et du LDD revient sur le devant de la scène économique, mais achoppe sur pour des raisons d’étiquettes. Le Livret A est trop ancien pour être rebaptisé et personne ne veut abandonner le côté positif du « développement durable » !

Le Livret d’épargne populaire (LEP) : une rémunération dopée

Il est de bon ton d’évoquer le côté populaire du Livret A. Et pourtant, dans un  pays où environ la moitié des contribuables n’est pas soumis à l’impôt sur le revenu, être populaire consiste à donner le meilleur taux possible ! Le véritable produit populaire parmi les produits réglementés est le LEP. Son taux de rendement est égal au taux du livret A, majoré d’une demi-point. Soit 1,25 % actuellement. Le LEP est plafonné à 7700 euros et réservé aux contribuables affichant un revenu fiscal de référence inférieur à certains seuils, variables selon la taille du foyer fiscal du ménage.

Le Livret Jeunes : boosté par la concurrence

Destiné à recueillir l’argent de poche des jeunes avec un plafond de 1600 euros et à les initier à la gestion d’un budget, le Livret jeunes est disponible de 12 à 25 ans. A la différence des Livret A, LDD et autres LEP, son taux est libre. Vu l’appétence des banquiers à capter la clientèle des jeunes, il est souvent supérieur d’un point au taux du Livret A. Une fois encore net de frais, d’impôts et des prélèvements sociaux.

Les livrets bancaires classiques

Cette partie de la galaxie des livrets ne fait pas partie des produits réglementés et ne bénéficie d’aucun avantage fiscal. Ils sont donc soumis à l’impôt sur le revenu, après une retenue à la source de 24 %, mais aussi aux prélèvements sociaux au taux actuel de 15,5 %. La diversité est la règle. Distinguons toutefois deux grandes familles. Un, les livrets bancaires ordinaires. Rémunération très faible et intérêt peu évident pour l’épargnant… Deux, les super livrets, promus notamment par des banques en ligne désireuses de séduire le chaland. Ici, il existe souvent un plafond de versement. S’il s’agit d’offres promotionnelles, mieux vaut être vigilant sur le traitement accordé après la promotion ou être mobile sur son épargne. Dans cette famille, on trouve aussi des livrets solidaires où une partie de la rémunération est reversée à une association, procurant au souscripteur un avantage fiscal.