L’assurance en cas de vie et l’assurance en cas de décès ne doivent pas être confondues. La première a pour principale vocation de se constituer un patrimoine et une épargne pour financer des projets (la retraite, les études des enfants, un voyage). La seconde vise essentiellement à protéger ses proches si un accident de la vie intervenait (décès ou invalidité permanente absolue IPA).

L’assurance décès : un contrat de prévoyance pour les coups durs

La plupart des décès ne sont pas d’origine accidentelle et ne sont pas couverts par les contrats d’assurance classiques. La situation économique de ses proches peut alors être fragilisée : perte de revenus, frais d’obsèques, droits de succession…

L’assurance  décès  garantit, en cas de décès du souscripteur, le versement d’un capital ou d’une rente au(x) bénéficiaire(s) qu’il a désigné(s).

Un contrat d’assurance décès  peut être assorti de garanties supplémentaires, comme celles contre les risques d’incapacité (arrêt de travail) ou d’invalidité, qui prévoient le versement d’indemnités journalières ou d’une rente. Il existe aussi une garantie en cas de décès accidentel, avec le doublement voire le triplement du capital versé aux bénéficiaires désignés du contrat.

Parmi les assurances temporaires décès, figure l’assurance emprunteur qui garantit en cas de décès le remboursement du capital restant dû. Il y a aussi une rente éducation, dont le souscripteur peut choisir la durée de garantie dans le temps. S’il décède pendant cette période de garantie, son enfant percevra une rente jusqu’à un âge déterminé au préalable dans le contrat.

L’assurance vie entière est, quant à elle, souscrite pour une durée indéterminée et se dénoue seulement lorsque l’assuré décède. Un capital ou une rente est alors versé aux bénéficiaires désignés.

L’assurance vie : un placement pour faire fructifier son épargne

Les contrats d’assurance vie relèvent de l’épargne et non de la prévoyance comme l’assurance-décès. A l’inverse de l’assurance-décès, il est possible sur une assurance vie d’effectuer des retraits d’argent à tout moment.  Cependant, en cas de retrait avant huit ans, une fiscalité est appliquée sur les gains générés par le placement. Au-delà des huit années, les gains sont exonérés d’impôts, à condition qu’ils ne dépassent pas 4 600 euros par an pour une personne seule ou 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé effectuant une déclaration commune de revenus.

S’ils excèdent ces montants, les gains obtenus sont, au choix du titulaire, intégrés aux revenus à déclarer à l’administration fiscale ou font l’objet d’un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5%. Cette seconde option peut être plus avantageuse pour les assurés payant beaucoup d’impôts.

Tout comme l’assurance décès, l’assurance vie permet à l’assuré de désigner des personnes qui percevront le capital à son décès.

Une fiscalité attrayante en cas décès

Pour l’assurance vie, dès lors que les versements ont été effectués par le souscripteur avant ses 70 ans et après le 13 octobre 1998, un abattement de 152 500 euros s’applique sur la part de capital perçue par chacun des bénéficiaires. Les sommes supérieures à 152 500 euros sont taxées à 20% jusqu’à 700 000 euros et à 31,25% au-delà de 700 000 euros.

Si l’assuré a versé des cotisations sur le contrat après ses 70 ans, le capital perçu par les bénéficiaires est cette fois-ci soumis aux droits de succession, après un abattement global (tous bénéficiaires confondus) de 30 500 euros de versements.

Pour l’assurance décès, seules les cotisations ayant servi à garantir le capital intègrent ces dispositions fiscales, ce même capital étant transmis aux bénéficiaires sans aucun impôt.

A retenir : si les deux contrats peuvent avoir une finalité identique en cas de décès, à savoir recevoir un capital, l’assurance vie reste avant tout un support d’épargne et donc un placement dont l’assuré peut disposer à sa guise de son vivant.