Assurance vie : vous avez dit multisupports ?

A l’origine, l’âge de pierre ! Dans l’univers de l’assurance vie, les Français investissent alors dans des contrats en francs. Contrats naturellement transformés en contrats en euros suite à la création de la monnaie unique… Avec ce placement mono-support, l’épargne est obligatoirement investie sur un fonds en euros. A la clef, non seulement le capital est garanti, mais les intérêts inscrits en compte tous les ans vous sont définitivement acquis.

 

Aujourd’hui, l’heure est venue de l’âge de bronze. L’assurance vie se décline désormais avec les contrats multi-supports. Par opposition aux mono-supports. Cette fois, comme l’indique le nom du placement, le souscripteur a le choix entre plusieurs possibilités d’investissement susceptibles d’être proposées par l’assureur :  produits immobiliers, supports boursiers… Sans oublier le fameux fonds en euros.

 

Comparé à son ancêtre, le multi-support revêt l’avantage de ne pas contraindre le souscripteur dans un carcan. Grâce à des arbitrages, il est en effet possible de modifier la répartition de son épargne, en fonction de l’évolution de sa situation personnelle mais aussi de l’environnement économique et financier. Un épargnant n’a pas les mêmes objectifs à 30 ou à 70 ans. Il serait donc logique qu’il n’investisse pas de la même sorte dans les deux cas et pratique qu’il n’ait pas à changer de contrat !

 

Au rayon fiscal, l’atout des multisupports est plus ténu. Mais bien réel. Avec les contrats en euros ou les multisupports, les gains échappent au bout de huit ans à l’impôt dès lors que les intérêts inclus dans les retraits ou rachats n’excèdent pas 4 600 euros pour un célibataire et 9 200 euros pour un couple. De la même façon, les prélèvements sociaux (15,5 % en 2015) sont pris tous les ans lors de leur inscription en compte sur le contrat en euros et sur le compartiment en euros du contrat multisupports.

 

En revanche, sur les autres supports immobiliers et boursiers, appelés unités de compte, la taxation sociale est décalée à la date du retrait ou de décès de l’assuré. Logique, ces alternatives voient leur valeur fluctuer à la hausse ou à la baisse en fonction de l’évolution des marchés. On ne connaît donc le gain ou la perte qu’à la fin.