Il s’agit d’une des plus emblématiques promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Pour donner du pouvoir d’achat aux Français, celui qui allait devenir le plus jeune président de la République française a promis que 80% des ménages seraient exonérés de la taxe d’habitation. Inscrite dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2018, la mesure va, en réalité, toucher plutôt les trois-quarts des foyers fiscaux.

En premier lieu, il faut savoir que l’exonération va concerner uniquement la résidence principale. Les propriétaires de résidences secondaires continueront à payer la taxe d’habitation de celles-ci. L’exonération bénéficiera aussi bien aux propriétaires occupants qu’aux locataires. Enfin, la taxe d’habitation sera supprimée par tiers en trois ans. Ainsi, pour un contribuable redevable de 900 euros de taxe, il n’en paiera que 600 euros en 2018, 300 euros en 2019 et 0 euro à partir de 2020.

Pour bénéficier de l’exonération, un célibataire sans enfant (1 part fiscale) devra disposer d’un revenu fiscal de référence (RFR) inférieur à 27 000 euros, sachant que le RFR correspond au revenu annuel auquel on a retranché l’abattement de 10% pour frais professionnels (soit

30 000 euros de revenus). Pour un couple sans enfants (2 parts), le RFR devra être inférieur à 43 000 euros (47 778 euros de revenus annuels). Il devra se situer en deçà de 49 000 euros

(54 445 euros de revenus) pour un couple avec un enfant (2,5 parts) et 55 000 euros (61 111 euros de revenus) pour un couple avec deux enfants (3 parts).