Les sociétés civiles de placement en immobilier (SCPI) ont fait un carton l’an dernier. D’après le bilan annuel de l’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim) diffusé le 6 février 2018, la collecte nette (la différence entre les achats et les ventes de parts) de ces fonds immobiliers non cotés a atteint 6,047 milliards d’euros au 31 décembre 2017.

Du jamais vu depuis la création des SCPI, il y a plus de 40 ans. Comparée aux 5,249 milliards d’euros engrangés en 2016 (un record déjà à l’époque), la collecte nette a bondi de 15,2% en l’espace de 12 mois

Un ticket d’entrée peu élevé

Si les épargnants plébiscitent autant la « pierre papier » (le souscripteur détient des parts du fonds immobilier, mais pas d’immobilier « physique »), c’est parce que ce placement présente de nombreux avantages.

Proposées à partir de quelques centaines d’euros, les SCPI permettent d’investir dans l’immobilier locatif à moindre frais. Gérées par des sociétés de gestion, les souscripteurs n’ont pas à s’occuper des locataires, des charges ou des travaux.

De forts rendements attendus

Mais ce qui attire le plus les particuliers, c’est la forte rémunération proposée. Toujours selon l’Aspim, le taux moyen de distribution des SCPI d’immobilier d’entreprises s’est élevé à 4,43% en 2017. Essentiellement investie dans des bureaux et des commerces où les loyers sont plus conséquents, la « pierre papier » offre des rendements supérieurs à ceux de l’immobilier d’habitation.

Seul point noir : ces fonds n’étant pas côtés sur les marchés financiers, ils sont peu « liquides ». Contrairement aux actions cotées en Bourse, les souscripteurs de SCPI ne peuvent en effet pas vendre (et acheter) des parts à tout moment.

Les avantages de l’assurance vie

La solution pour contrecarrer cet inconvénient est de souscrire des unités de compte investies dans des SCPI dans le cadre d’un contrat d’assurance vie multi-supports. Lorsque l’assuré effectue un retrait, l’assureur est obligé d’avancer les capitaux, charge à lui de récupérer ensuite la somme.

En outre, si le contrat a été ouvert depuis de plus de huit ans, les plus-values tirées de la vente des parts de SCPI sont exonérées d’impôt à hauteur de 4.600 euros par an pour un célibataire ou de 9.200 euros pour un couple marié ou pacsé.

Source : http://www.aspim.fr/assets/aspim/files/CP_ASPIM_Bilan_SCPI-OPCIGP_2017.pdf