Emmanuel Macron, élu président de la République dimanche 7 mai, a promis d’engager une vaste réforme des retraites. Pour autant et contrairement aux réformes menées depuis 2003, elle ne consistera pas à repousser l’âge légal de départ en retraite ou d’augmenter le nombre de trimestres nécessaires pour disposer d’une retraite à taux plein. En revanche, le président élu s’est engagé à préserver le système de répartition, auquel les Français sont attachés.

Décloisonner les différents régimes de retraite

« Nous créerons un système universel de retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé » peut-on lire sur son site de campagne. L’idée est de décloisonner les innombrables régimes de retraite (régimes de base comme complémentaires) pour aboutir à une simplification. Si un euro cotisé donnera droit au même montant de retraite in fine, les taux de cotisation appliqués selon les professions pourront rester différents.

L’âge légal de départ à la retraite restera fixé à 62 ans mais les Français qui le veulent pourront choisir de travailler plus longtemps afin d’augmenter le montant de leur pension. Quant à ceux qui ont dû interrompre leurs carrières pour cause de chômage, de maladie ou de maternité, ils conserveront l’intégralité des avantages acquis dans le nouveau système de retraite ; idem pour la pénibilité qui sera prise en compte. Cette réforme sera présentée et négociée devant les partenaires sociaux mais elle ne devrait commencer à s’appliquer qu’à partir de la législature suivante.