Le marché immobilier français, moins attractif qu’auparavant pour les résidents britanniques…

Pour les Britanniques propriétaires de biens immobiliers en France, la baisse de la livre sterling entraîne avec elle la baisse de leur pouvoir d’achat. Ainsi, ils vont devoir faire face à des dépenses beaucoup plus importantes, notamment lors de leur séjour en France, mais aussi pour entretenir leur logement et s’acquitter de frais immobiliers comme la taxe d’habitation, la taxe foncière, etc. Des surcoûts non négligeables d’autant plus qu’ un certain nombre d’entre eux réside dans des régions avec une forte fiscalité immobilière (Provence-Alpes-Côte d’Azur, Ile-de-France).

A cela s’ajoute, pour les investisseurs, une hausse des taxes sur les revenus locatifs et sur les plus-values immobilières, liée désormais au statut de non-résident de l’Union européenne. Dans ces conditions, on imagine bien que certains propriétaires pourraient revendre leurs biens immobiliers, entraînant ainsi une baisse des prix de l’immobilier, pour aller s’installer en Espagne ou au Portugal où le coût de la vie est actuellement moins élevé.

De même pour les futurs « vacanciers » et retraités britanniques, qui privilégieraient ces deux destinations ensoleillées au détriment de la Normandie, du Sud-Ouest et de la Côte d’Azur.

… Et une probable hausse du prix de l’immobilier de luxe en France

A la suite de l’annonce du Brexit, plusieurs banques et entreprises ont annoncé le déménagement de Londres d’une partie de leurs activités, à destination d’autres villes européennes. Une situation qui pourrait bien profiter à l’immobilier de luxe parisien. En outre, de nombreux expatriés français pourraient également revenir en France, comme des entrepreneurs ou des start-uppers, pour y installer le siège social de leur entreprise à Paris. A terme, le Brexit pourrait ainsi être une opportunité pour la France. Affaire à suivre…