Cette année, une grande part des retraités perçoivent des pensions moins élevées. Ce phénomène s’explique par la hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG) mise en place au 1er janvier 2018. Cette hausse est destinée à financer la suppression progressive des cotisations chômage et maladie des salariés du privé.

Si tous les retraités ne subissent pas cette augmentation, c’est parce qu’il existe trois taux de CSG pour cette population : nul, réduit et plein. La hausse de 1,7 point s’applique uniquement sur ce dernier. Depuis le 1er janvier, la CSG à taux plein est passée de 6,6% à 8,3% tandis que celles à taux nul et réduit demeurent respectivement à 0% et à 3,8%.

L’attribution des taux dépend du revenu fiscal de référence (RFR) du retraité de l’avant dernière année (le RFR de 2016 pour la CSG de 2018). Il s’agit du montant net imposable indiqué sur l’avis d’imposition. Outre le RFR, la composition du foyer fiscal et le lieu de résidence (métropole, DOM hors Guyane, Guyane) sont pris en compte. Globalement, pour être assujetti au taux plein, il faut percevoir plus de 1 200 euros de retraites (toutes pensions confondues) par mois. Ce qui est le cas de 60% des retraités français, selon le gouvernement.

La CSG est prélevée directement par les caisses de retraite sur les pensions de base, les pensions complémentaires, les majorations de retraite (comme le bonus de 10% octroyé aux pères et mères de trois enfants et plus) et les pensions de réversion attribuées aux veuves et veufs. Seules l’Aspa (le remplaçant du minimum vieillesse) et la majoration pour tierce personne (MTP) octroyée aux retraités ayant besoin de l’assistance d’un tiers ne sont pas soumises à la CSG.