Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2018 prévoit un report de la revalorisation annuelle des retraites de base à compter de l’année prochaine. Cette indexation, basée sur la hausse moyenne des prix à la consommation (hors tabac) sur un an, permet aux retraités de ne pas perdre en pouvoir d’achat.

Or, si le PLFSS 2018 est adopté par l’état, avec une revalorisation de 0,8% pour les pensions, la prochaine revalorisation des retraites de base n’aura pas lieu le 1er octobre 2018 comme prévu, mais le 1er janvier 2019. Ce qui va entraîner un gel des pensions de base durant trois mois.

Ce report, qui représenterait une économie pour l’État cette année, a pour objectif d’obtenir une date commune de revalorisation des pensions de retraites et du minimum vieillesse, en avançant la révision de ce dernier de 3 mois.

La technique a déjà été utilisée en 2009 (l’indexation avait été repoussée du 1er janvier au 1er avril) et en 2014 (du 1er avril au 1er octobre).

Cette décision intervient après une quasi-stagnation des retraites de base depuis quatre ans. Si les pensions de base ont été revalorisées de 0,8% en 2017, l’indexation a été nulle en 2016 et d’à peine 0,1% en 2015 compte tenu de la faiblesse de l’inflation. En 2014, le gouvernement avait décidé de geler les retraites de base dans le cadre du plan d’économies de 50 milliards d’euros.