Les Français ne sont pas à un paradoxe près. Si 25% d’entre eux ne savent pas comment fonctionnent les cryptomonnaies dont la plus célèbre est le Bitcoin, 33% envisagent d’acheter ces devises virtuelles, d’après un sondage publié le 19 février 2018 et réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 5 945 personnes âgées de 18 ans et plus.

Toujours d’après cette étude menée par Paypite, qui se présente comme « la première monnaie numérique francophone », 37% des hommes et 11% des femmes auraient déjà franchi le pas. D’une manière générale, la population masculine se montre plus intéressée par les devises électroniques : 81% des hommes se disent prêts à acquérir de l’e-monnaie, contre 16% des femmes.

Les jeunes moins frileux

Les freins à l’achat de ces devises, qui ne sont pas émises par les Etats mais créées à partir d’un protocole informatique crypté et décentralisé appelé « blockchain », ne sont pas non plus les mêmes selon le genre. Alors que 35% des femmes ne veulent pas acquérir de cryptomonnaies parce qu’elles n’en comprennent pas le fonctionnement, 35% des hommes n’en achètent pas par peur d’un « krach », d’un effondrement des cours de ces devises virtuelles comme ce fut le cas en décembre dernier avec le Bitcoin.

L’appétence pour les monnaies numériques varie également avec l’âge. Si 45% des 18-30 ans pourraient acheter de telles devises sur des plateformes Internet spécialisées dans ce type de transaction, comme Bitcoin-Central, kraken ou bitcoin.de, le pourcentage tombe à 36% chez les 31-45 ans, à 29% chez les 46-60 ans et à seulement 6% chez les plus de 60 ans.

Un placement risqué

La prudence des seniors paraît justifiée au regard des mises en garde régulières de la Banque de France et de l’Autorité des marchés financiers (AMF) à l’égard des cryptomonnaies. Sur leur site Internet, les deux institutions rappellent que la volatilité (l’ampleur des variations des cours) de ces devises non régulées est forte, qu’il n’existe pas de cours légal et qu’en conséquence, les risques de pertes pour les particuliers sont élevés.