Le gouvernement prévoit ainsi d’harmoniser la fiscalité de l’épargne.

Promis par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, le prélèvement forfaitaire unique (PFU), plus communément appelé « flat tax », vise à harmoniser et plafonner l’imposition des revenus du capital. En appliquant la même taxation de 30% sur les intérêts, plus-values et autres dividendes, la réforme vise à simplifier la fiscalité de l’épargne et inciter ainsi les Français à investir dans les entreprises françaises, favorisant ainsi l’innovation et la création de l’emploi.

Au 1er janvier 2018, la loi de finances et la loi de financement sécurité sociale prévoient, sous réserve de modification, une augmentation de la CSG portant le taux global des prélèvements sociaux à 17,2% et une taxation à 12,8% des produits d’épargne formant ainsi la « flat tax » de 30% appliquées sur les intérêts et plus-values des placements.

Toutefois, certains produits d’épargne ne seront pas assujettis au PFU. Il s’agit des livrets d’épargne réglementée (Livret A, Livret de développement durable et solidaire, Livret Jeune, Livret d’épargne populaire), du plan d’épargne en actions (PEA), de l’épargne salariale (PEE, Perco), de l’épargne logement (CEL, PEL) souscrite avant le 1er janvier 2018, et des contrats d’assurance vie dont l’encours net, correspondant aux primes versées, est inférieur à 150.000 euros par personne. Les épargnants pourront opter pour une imposition sur l’impôt sur le revenu en lieu et place de la « flat tax » si leur situation fiscale est plus favorable.