Elu président de la République dimanche 7 mai, Emmanuel Macron s’est engagé à réformer la fiscalité des ménages et des entreprises. Parmi les principales mesures annoncées pendant la campagne, le candidat d’En Marche propose de supprimer la taxe d’habitation pour 80% des Français. La mesure coûterait 10 milliards d’euros mais Emmanuel Macron assure que l’autonomie fiscale et les ressources des collectivités seront entièrement préservées.

Instauration d’un Prélèvement forfaitaire unique (PFU)

Les ménages qui le souhaitent pourront demander une individualisation de l’impôt sur le revenu. Une mesure qui avantagerait les couples à deux salaires dans le cas d’une différence importante de revenus entre les deux conjoints.

Concernant les revenus de l’épargne, Emmanuel Macron propose la création d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de l’ordre de 30% (prélèvements sociaux inclus). Cette « flat tax » à la française simplifierait les règles actuellement en vigueur. Le PFU sera appliqué à l’ensemble des revenus mobiliers mais le régime fiscal et social du Livret A et du PEA resteront inchangés. Les avantages de l’Assurance Vie seront également préservés sauf pour les nouveaux versements sur les contrats dépassant 150.000 euros d’encours.

Remplacement de l’ISF par un impôt sur la fortune immobilière (IFI)

L’ISF sera remplacé par un Impôt sur la fortune immobilière (IFI). Il ne concernera que les biens immobiliers  (l’abattement de 30% sur la résidence principale devrait être maintenu) ; les actifs financiers seront donc exclus du champ de cet impôt.

Augmentation de la CSG d’1,7 point mais moins de cotisations sociales

Concernant les entreprises, le projet d’Emmanuel Macron vise également à supprimer les cotisations salariales maladie et chômage pour les salariés du secteur privé afin d’augmenter le salaire net des salariés. Cette mesure sera financée par une augmentation de la CSG de l’ordre de 1,7 point. En outre, le candidat d’En Marche veut restaurer l’exonération de cotisations sociales des heures supplémentaires qui avait été instaurée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy mais supprimée sous celui de François Hollande.

La mesure devrait coûter 3 milliards d’euros. Par ailleurs, le taux d’impôt sur les sociétés (IS) sera ramené de 33,3% à 25%, soit dans la moyenne des pays européens. Enfin, le CICE (Crédit d’impôt compétitivité emploi), mesure phare du quinquennat Hollande, sera transformé en allègement pérenne de charges (baisse des cotisations sociales employeurs) afin d’encourager les entreprises à embaucher des salariés peu qualifiés.