Les projets pour développer les énergies renouvelables bénéficient de vents porteurs. D’après le baromètre réalisé par GreenUnivers, un site d’informations économiques, avec le soutien de l’association Financement participatif France (FPF), le crowdfunding des énergies renouvelables a franchi la barre des 20 millions d’euros en 2017. Une progression de 78% en un an, qui montre bien l’intérêt croissant des particuliers pour ce placement.

Au total ce sont près de 100 projets qui ont été financés sur un ensemble de 10 plateformes de financement participatif spécialisées dans les énergies renouvelables. Un chiffre en augmentation de 39% par rapport à 2016.

Photovoltaïque et hydraulique en tête

Dans le détail, ce sont principalement les énergies photovoltaïques et éoliennes qui bénéficient de l’enthousiasme des particuliers. A eux deux, ils représentent 90% des investissements. Le reste se partage entre l’hydraulique (8%) et la méthanisation (2%).

Une des raisons qui explique ce succès est l’aspect sécurisant de ce type de placement. Les opérations de crowdfunding concernant des projets d’énergies renouvelables prennent principalement la forme de dettes (89%) via des prêts, des obligations ou encore des minibons (des bons de caisse spécialement conçus pour le financement participatif). Le reste est constitué de seulement 10% d’entrées au capital (ou « crowdequity ») alors que ce mode de financement est traditionnellement plébiscité par les start-up se lançant dans des concepts innovants, mais par définition plus risqués. Enfin, le don reste plus confidentiel, représentant à peine 1% des projets d’énergies renouvelables.

Recherche d’un retour sur investissement

Outre le fait de révéler des préoccupations liées à l’environnement, l’engouement pour le crowdfunding des énergies renouvelables montre que les particuliers sont avant tout à la recherche d’un retour sur investissement. GreenUnivers note d’ailleurs que cet intérêt peut encore grandir puisqu’en 2018 « les premiers projets lancés rencontrent déjà un succès ».

Cet élan pourrait même être renforcé prochainement par les pouvoirs publics. Le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), qui devrait être présenté le 20 juin 2018 en Conseil des ministres, prévoit le relèvement des seuils minimum de levée de fonds par projet de financement participatif de 2,5 millions à 5 millions d’euros. De quoi aiguiser un peu plus l’appétit de certains investisseurs.