Le quinquennat d’Emmanuel Macron commence sur les chapeaux de roue. Du moins, sur le plan législatif. Les textes budgétaires ont mis en place dès le 1er janvier 2018 les principales promesses de campagne du président de la République.

Suppression d’une partie des cotisations salariales

Les cotisations sociales d’assurance chômage et maladie des salariés du secteur privé seront progressivement supprimées d’ici le 1er octobre 2018. Le gain annuel dépassera 200 euros pour un travailleur payé au Smic.

Hausse de la CSG

Pour financer la suppression des cotisations chômage et maladie, la contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 1,7 point au 1er janvier. Les prélèvements sociaux appliqués aux revenus du capital (intérêts, plus-values, dividendes) sont ainsi passés de 15,5% à 17,2%. Les 60% de retraités assujettis au taux plein verront la CSG prélevée sur leurs pensions passer de 6,6% à 8,3%.

Exonération de la taxe d’habitation

80% des ménages vont être exonérés de la taxe d’habitation. Appliquée par tiers sur trois ans, cette mesure, qui concerne uniquement la résidence principale, sera pleinement effective en 2020.

Instauration de la « flat tax »

Les gains des placements sont soumis, depuis le 1er janvier 2018, au Prélèvement Forfaitaire Unique (ou Flat tax)  de 30 % sauf :

  • pour les produits d’épargne réglementés (Livret A, LDDS, PEL ouverts avant le 1er janvier 2018, PEA…),
  • l’épargne salariale (PEE, Perco…)
  • pour l’assurance vie : les intérêts et plus-values issus des versements réalisés avant le 27 septembre 2017, ceux issus des versements réalisés après le 27 septembre 2017 sur des contrats de plus de 8 ans à la condition que le détenteur ne cumule pas, tous contrats confondus, plus de 150 000 euros de versements nets au 31/12 de l’année précédente.

Report de la revalorisation des retraites

A partir de cette année, les retraites de base seront revalorisées non plus le 1er octobre, mais le 1er janvier. La prochaine revalorisation annuelle aura donc lieu le 1er janvier 2019. De son côté, l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), le remplaçant du minimum vieillesse, va être augmenté de 100 euros sur trois ans pour atteindre 903 euros par mois en 2020.

Remplacement de l’ISF

L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est supprimé et remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Comme son nom l’indique, l’IFI porte uniquement sur le patrimoine immobilier (hors professionnel). Le seuil d’assujettissement à 1,3 million d’euros demeure, ainsi que les réductions pour les dons.