Les textes réformant le système français des retraites vont être présentés au Parlement avec un an de retard. A l’occasion de l’audience solennelle de rentrée de la Cour des comptes qui a eu lieu le 22 janvier 2018, Emmanuel Macron a déclaré souhaiter qu’ils soient « finalisés d’ici l’été 2019 ». Une manière de repousser de 12 mois cette réforme majeure que le chef de l’Etat voulait lancer au 1er semestre 2018, comme il l’avait annoncé le 13 juillet 2017 dans les colonnes de Ouest-France.

Ce délai doit permettre à Jean-Paul Delevoye, le Haut-commissaire à la réforme des retraites nommé en septembre dernier, de consulter en amont les organisations patronales et syndicales, les parlementaires et les représentants des partis politiques. L’ex-président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) souhaite également permettre aux citoyens de donner en ligne leur avis sur les premières mesures envisagées et en proposer d’autres.

Le Haut-commissaire estime nécessaire d’arriver à un large consensus pour s’assurer d’un solide soutien à cette réforme d’envergure. Celle-ci doit transformer les 37 régimes de retraite actuels, aux règles différentes et complexes, en un système unifié, plus simple et plus lisible pour les assurés. Ce système serait basé sur le principe « un euro cotisé donne le même droit à la retraite ». Les actifs vont acquérir des points dans leur carrière qui seront convertis, selon leur âge de départ et leur espérance de vie, en pensions de retraite.

Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a reconnu qu’il faudrait au moins 10 ans pour achever une telle réforme. Il a promis que rien ne changerait pour les personnes à cinq ans de la retraite.