Comme promis par Emmanuel Macron, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) va laisser la place, à partir de 2018, à un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Le seuil d’imposition, lui, ne va pas changer. Sur le modèle de l’ISF, l’IFI sera redevable à partir d’un patrimoine dont la valeur estimée au 1er janvier excède 1,3 million d’euros.

Seule différence (de taille) : seront comptabilisés dans la base taxable à l’IFI uniquement les biens immobiliers. Comme pour l’ISF, les logements professionnels seront exonérés et la résidence principale bénéficiera d’un abattement de 30%. 100% de la valeur estimée des résidences secondaires et des logements locatifs seront, comme actuellement, pris en compte dans le futur IFI.

N’entreront plus dans le nouvel impôt sur la fortune les espèces, les avoirs sur les comptes en banque, les livrets d’épargne (Livret A, LDDS, livrets bancaires…), les contrats d’assurance vie, les actions et parts sociales dans des entreprises cotées ainsi que dans des fonds (Sicav, FCP). En revanche, les placements financiers à dominance immobilière seront intégrés au patrimoine taxable à l’IFI. Il s’agit des parts dans les sociétés civiles immobilières (SCI), les sociétés de placement immobilier (SCPI), les organismes de placement collectif immobilier (OPCI) et les sociétés foncières cotées.

Autre changement : la déclaration à l’IFI sera jointe à la déclaration des revenus quel que soit le montant du patrimoine. Aujourd’hui, les assujettis à l’ISF, dont la base taxable est égale ou supérieure à 2,57 millions d’euros, doivent remplir un formulaire spécifique.