La Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM) permet de prendre en charge les soins médicaux des ressortissants de l’Union européenne dans tous les pays membres de l’Union et aussi en Norvège, au Liechtenstein, en Islande et en Suisse. Et cela, dans les mêmes conditions que les assurés nationaux du pays hôte.

Si les soins réalisés sont gratuits, ils le seront également pour la personne porteuse de la CEAM. S’ils sont payants  ̶ prenons l’exemple d’un Français à Londres  ̶  les remboursements s’effectuent, en fonction des cas, sur place ou en France, sur présentation des factures et justificatifs. Le Brexit pourrait remettre en cause ce dispositif. Faudra-t-il alors souscrire un contrat d’assistance ou d’assurance avant de partir ? Espérons plutôt qu’un accord soit trouvé entre l’Union européenne et le Royaume-Uni afin de pouvoir continuer à bénéficier de ce dispositif.

Le service public de santé britannique, encore accessible aux expatriés français ?

Actuellement, les expatriés français bénéficient également de l’accès gratuit au service public de santé britannique, le National Health Service (NHS). Après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (qui sera effective en 2018), toutes les nouvelles personnes qui viendraient s’installer outre-Manche pour une période de plus de six mois devront s’acquitter d’une taxe de 150 à 200 livres sterling, rien que pour accéder aux soins.

Sauf si la France et le Royaume-Uni signent une convention bilatérale qui permettrait un statu quo, garantissant aux Français nouvellement installés au Royaume-Uni, l’accès gratuit au service de santé… Scénario qui, aujourd’hui, reste le plus probable.