A court terme, les étudiants peuvent être rassurés, il n’y aura pas de changements. Toutefois, de nombreuses questions peuvent se poser pour les années à venir.

Les prix liés à la scolarité augmenteront-ils ?

Aujourd’hui, les étudiants européens bénéficient de tarifs privilégiés pour les droits d’inscription dans les universités britanniques. Avec le Brexit, ils pourraient être considérés comme des étudiants internationaux, ce qui entraînerait une hausse des frais de scolarité, limitant peut-être le départ des étudiants français vers le Royaume-Uni…

Le programme « Erasmus + » sera-t-il maintenu ?

De même pour le programme « Erasmus + » qui pourrait lui aussi être remis en cause. En effet, ce dispositif s’adresse essentiellement aux étudiants européens. Il permet de faciliter les échanges universitaires ou en entreprise entre les pays membres de l’Union européenne ou participant à ce programme. Ainsi, pour que les étudiants puissent bénéficier de ces mêmes conditions et continuer à être éligibles aux bourses de mobilité, il faudra que le Royaume-Uni signe un accord avec l’Union européenne, comme celui en vigueur entre la Norvège et l’Union européenne.

Faudra-t-il obtenir un visa pour séjourner au Royaume-Uni ?

Auparavant, un étudiant européen n’avait besoin que de sa carte d’identité, ou éventuellement un passeport, pour aller au Royaume-Uni. Et cela même s’il souhaitait y résider ou y travailler. Aujourd’hui, avec le Brexit, il est à craindre quelques changements : les étudiants pourraient se voir obligés de demander un visa ou d’obtenir un titre de séjour.  Mais, encore une fois, rien n’est figé à ce stade. Les scénarii les plus pessimistes pénalisant la mobilité internationale des étudiants sont encore prématurés, tout dépendra des négociations qui suivront dans les prochains mois. Le Royaume-Uni et la France ont tout à y gagner.