Les marchés ont toutefois été rassurés par la nomination rapide de Theresa May au poste de Premier Ministre, comme en témoigne la hausse de l’indice FTSE de la Bourse de Londres (+7,84 %) en trois mois (au 5 octobre 2016).

Dans ce contexte, reste-t-il des opportunités à saisir ? Investissement immobilier ou actions : quelles sont les pistes à privilégier ?

Actions : les secteurs à sélectionner ou à éviter ?

Les économistes prévoient pour l’économie britannique un ralentissement de la croissance dès cette année, puis une division par deux en 2017 à +1%. Par ailleurs, la banque d’Angleterre anticipe une hausse de l’inflation au premier semestre 2017, ce qui pèserait sur la consommation.

Il est donc conseillé pour les investisseurs qui souhaiteraient s’exposer sur le marché britannique d’investir dans une optique de long terme et de privilégier les secteurs défensifs : l’alimentation, les boissons et la santé.

Investissement immobilier : de belles perspectives à Londres et en France

L’immobilier londonien reste attractif pour les acheteurs : même si le prix au mètre carré reste encore très élevé (plus de 10 000 euros en moyenne) et que la croissance économique est en berne, le manque d’offre de biens est un solide facteur de soutien. En outre, avec le recul de la livre sterling, les investisseurs étrangers voient leur pouvoir d’achat augmenter.

En parallèle, l’annonce de la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne a entraîné une poursuite de la baisse des taux pour de nombreux Etats du cœur de l’Europe, dont la France, profitant ainsi aux emprunteurs qui peuvent plus facilement investir dans l’immobilier. A court terme cependant, les risques de repli du marché immobilier britannique ne sont pas à négliger : l’institut IHS prévoit pour sa part une baisse des prix de 5 % au cours du second semestre, voire à nouveau de 5 à 7 % en 2017.

Rappelons que la procédure de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sera lancée avant fin mars 2017… Ces perspectives sont donc à surveiller !